JPA
Auteur, compositeur, interprete
JPA
Auteur, compositeur, interprete
JPA
Auteur, compositeur, interprete
JPA
Auteur, compositeur, interprete
JPA, artiste et humain
JPA, c'est d'abord une générosité, une
sensibilité d'écorché vif qu'il a mises au
service de sa musique. Plus qu'une passion, plus qu'une raison de
vivre, c'est une seconde nature chez lui, impossible de le
dissocier du son, il en a besoin comme le son a besoin de lui, de
sa créativité.
C'est tout gamin qu'il rencontre cet univers qui va l'adopter,
celui de la musique, des nuits blanches à composer, en
enchaînant cafés, cigarettes... à
s'énerver parce que le morceau ne lui plaît pas et
puis à douter, encore et encore. C'est ça aussi JPA,
une modestie proche de l'auto dénigrement, un moral en dents
de scie au rythme de ses productions. N'attendez pas qu'il soit
content de lui, il ne l'est jamais, perfectionniste, capable de
tout balancer pour remettre, cent fois, mille fois, sur l'atelier
son ouvrage. « Je laisse parler mes émotions, mes
mains font le reste » explique-t-il lui même. Ses
mains, son esprit et son cœur, les trois sont
étroitement liés quand il s'agit d'écrire ou
de composer. Quand il est face à son écran, devant
son clavier ou sur ses instruments, plus rien ne compte, le monde
extérieur n'existe plus, la musique vit en lui, il vit pour
la musique,. Du moins, c'est l'impression que ceux qui l'approchent
ressentent alors, une espèce d'abstraction qui lui ferait
oublier la terre entière... Pas si sûr, JPA, c'est un
cœur énorme, un sens de l'autre et une
subtilité extraordinaires, il sent les choses avant que
vous-même en ayez conscience. Oh, bien évidemment, ne
comptez pas sur lui pour les grandes déclarations, il a fait
de sa pudeur son écran de protection, sa timidité
l'abrite, le préserve des élans trop ouverts. Ce
qu'il ressent, il l'exprime musicalement, ses colères, ses
coups de cœur, ses révoltes, il les traduit par des
sons, sa musique dévoile ce qu'il ne dit pas. Mais, ce
gars-là, discret et fidèle, il sait être
présent à vos côtés, sans que vous lui
ayez rien demandé, prévenant et rassurant,
délicat et protecteur.
Son parcours l'a mené de boîtes en studios, de clubs
en radios, rencontrant, côtoyant et charmant stars et
inconnus, du monde des paillettes à celui des afters, la
nuit s'est donnée à lui, il a été
convoité, maudit ou envié mais sa trajectoire reste
droite et inflexible, celle d'un cœur pur qui ne se laisse
dicter ni ligne de conduite ni ne cède aux sirènes et
chimères. Ce qu'il veut c'est exister par sa musique, se
faire un nom et une signature. Son talent l'y mène peu
à peu, il lui reste à vaincre un certain manque
confiance en soi pour révéler au monde
l'étendue et la gamme de ses inspirations, lui l'autodidacte
passé maître en l'art de surprendre. Quand il quitte
ce milieu de la nuit pour se replonger dans la « vraie vie
», l'envie le titille toujours, celle d'un monde plus
authentique dans lequel il pourrait s'affirmer en musique. Alors,
il se remet à la composition, au fil de rencontres,
artistiques, amoureuses, humaines en somme. Les musiciens, il les
admire, trop humble pour se revendiquer comme l'un d'eux, il a
besoin de leur contact, de s'imprégner de sa dose
quotidienne de notes pour aller plus loin, poursuivre son chemin
musical et existentiel. Vivre, pour JPA, c'est composer, jouer son
rôle social dans la journée, tour à tour ours
mal léché, grognon ou fanfaron, animateur ou
séducteur, puis se lâcher, laisser parler ses envies,
éclater ses sons. Sa véritable vocation, la musique,
sa quête, la perfection, LE morceau ! Quand il le tient,
c'est bon, pour un moment revient son irradiant sourire mais
déjà, il replonge, il doit mieux faire, recommencer,
chercher plus loin et progresser. Pester contre lui-même,
rager contre son prétendu manque de talent, son absence de
don.
C'est un peu tout ça, JPA, sa force, ce sont ses doutes,
l'envie le porte. Déjà, il a composé pour
nombre de ses potes, pour lui aussi, des morceaux qu'il donne
à entendre ou qu'il garde secrets parce qu'ils les juge trop
intimes, qu'ils parlent un peu trop de lui. Pour la compilation
Castels Talents 2007, qui sortira à l'automne, il le dit
lui-même : « Je veux être libre... » ! Il
travaille, dans l'objectif d'un album solo, prêt à se
plier pour y parvenir à la discipline des cours de chant, il
mettra le temps et l'énergie nécessaires mais il le
sortira, au final, son album !
Bertrand VARIN.